Réflexions, spiritualité, coups de coeur... Poète et prophète sévissant sur Internet, le Moineau se réclame du Christianisme social et du Carrefour de Chrétiens Inclusifs, et ne demande l'autorisation de personne pour proclamer la bonne nouvelle de l'amour de Dieu révélé en Jésus Christ pour tous et toutes sans exception.

vendredi 27 août 2010

Un moment d'émotion

.... Très touchant cet enregistrement du morceau "Dirait-on" de Lauridsen (texte de Rilke) chanté par un choeur de jeunes LGBT.

jeudi 26 août 2010

Pour vivre

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Pour vivre

Rien que la fontaine et le fruit
Aux soyeuses éphémères
Le chuchotement de ce qui est donné des arbres

Rien que les attaches du vent

Rien que le filet de l’instant
Pur entre les allées de la mort







mercredi 25 août 2010

[EP] Sur le lac

Une histoire de pêche miraculeuse...


Jeter les filets solidaires et découvrir l’abondance.

Découvrir les algues bleues,
Découvrir les pleins, la satiété heureuse des imaginaires,
Les consciences repues,
Les fraternités fécondes arrimées dans les replis de nos projets les plus quotidiens.
Découvrir l’abondance, cette surprise de Dieu.

La barque avait tangué au-delà des mers de vinaigre
Nos doutes avaient gémi sous la houle et l’échine avait blanchi.

J’ai eu peur d’avoir faim.
Je me souviens encore de ces pâleurs d’angoisse
Des écorces arrachées comme des voiles gris
Et de la nudité vive du bois flotté
Je me souviens de choses dont le rivage ne se souvient pas
Et des désespérances dont Dieu ne nous a pas tenu rigueur

Mais je me souviens aussi de l’abondance
De la surabondance
De la sursurabondance
De tous ces mots nouveaux
De ces inventions vives lancées en partage aux quatre coins de l’eau

Et de ces pèches miraculeuses que nous nous sommes accordé de recevoir
Parce que nous sommes ensemble dans la barque
Et que Dieu est avec nous.

Retour

On se lance, on s'essoufle, on s'en va.
C'est semble-t-il une loi du genre des blogs.

J'avais annoncé que ce journal durerait le temps d'une année, "du 10 juillet 2009 au 09 juillet 2010", et bien sûr j'ai disparu en cours de route.

Mais on revient, parfois, c'est une autre loi du genre.
Je reviens, donc. Avec la même (non-)ligne éditoriale (disons une courbe multiple éditoriale) et une périodicité aléatoire assumée.

:-)

dimanche 6 décembre 2009

Une toute petite nouvelle, mais grande pour moi!

Il y a quelques temps, l'Eglise Protestante Unie de Belgique prenait une (non-) position sur la question des bénédictions à l'occasion des mariages de couples homosexuels. A savoir : chaque paroisse peut décider librement. Et est invitée à se positionner.

Dans la paroisse que je fréquente, le Consistoire a décidé de confisquer le débat pour éviter un "clash", des débats houleux et potentiellement blessants pour la communauté et pour les personnes, et une division. Et de fermer toute possibilité. Je ne raconterai pas ici toute la discussion que j'ai eue avec un des pasteurs de la paroisse, ni le malaise et la blessure que ce "non" a laissé en moi. Une partie de la blessure venait de ce que je n'avais pas voulu "militer" pour une position plus ouverte parce que je ne voulais pas vivre ma vie dans cette communauté sur un mode militant. Je me sentais donc mal prise pour ensuite venir me plaindre qu'on n'écoute pas les gens concernés, puisque je m'étais tue...

Par ailleurs, au vu des réactions franchement homophobes entendues quand le Consistoire a expliqué sa position (ouverte aux personnes et à leurs choix de vie, mais ne souhaitant pas bénir les couples parce que n'ayant pas les bases liturgiques pour le faire... Un peu n'importe quoi entre la chèvre et le chou, mais déjà trop ouvert pour ceux qui auraient voulu qu'on jette les "abominations" hors du temple sans forme de procès). Bref, il y a des gens bien dans cette paroisse, j'aime les prédications des pasteurs... Je suis restée, et j'ai continué à m'investir dans la vie de la paroisse. Il y aurait sans doute plus à dire là-dessus, mais soit. Pour résumer, en une phrase : j'ai fait comme si je n'avais pas mal.

Je ne me suis même pas renseignée sur ce qui se passait dans les autres paroisses.

Parfois, mais assez rarement, je vais au culte ailleurs. A l'Eglise du Musée, une paroisse libérale dont j'apprécie certains aspects (qualité des études bibliques, sensibilité artistique). Pendant l'Avent, ils font des cultes musicaux. J'ai donc décidé, ce dimanche, d'aller là, me disant que l'orgue et la flûte porteraient ma prière. Bien m'en a pris : la prédication, sur la généalogie de Jésus, était vraiment très vivifiante. Et rappelait combien tous et toutes ont leur place dans la lignée humaine qui rend possible la venue de Dieu parmi nous.

Mais voilà qu'à l'issue du culte on annonce que va avoir lieu la petite assemblée extraordinaire convoquée pour un vote. Une seule question soumise à ce vote. J'aperçois un bulletin de vote, et donc je reste... Car il s'agit de voter si oui, ou non, la paroisse va accepter les bénédictions d'union de couples homos.

En attendant la fin des votes, je papote avec un paroissien qui m'explique que le consistoire avait pris position "pour", avec une restriction : ne célébrer de bénédiction que si un des deux époux est membre de la paroisse. Cette position est prise après l'organisation de plusieurs soirées de réflexion et débat sur le thème. Mais, comme le règlement paroissial l'autorise, des gens ont rassemblé 20 signatures demandant que la question soit soumise aux votes des membres de l'église. D'où le vote de ce 6 décembre.

53 voix pour, 38 contre, une abstention et un vote nul.

Hé bien, ce n'est pas un ras-de-marée pour, mais ça fait du bien.

Peut-être que je vais changer de paroisse. Non que je veuille me marier un jour (encore que... laissons ouverts tous les chemins) mais parce que ... Rester dans une communauté où l'on a été blessé quand il y en a une plus ouverte à côté, c'est du masochisme... Voilà une paroisse où je peux être moi-même, entièrement, sans restriction. Une paroisse où j'ai vraiment une place. Et que ce n'est pas rien.

Peut-être que, des 39 "non", certains feront le chemin inverse vers la paroisse d'où je viens, plus conforme à leurs idées. Il me semble tout de même que, entre la paroisse qui "gagnerait" des homophobes drapés dans leurs préjugés et celle qui "gagnerait" des gens dont le seul crime est de vouloir croire que leurs amours humaines ont quelque chose à voir avec le projet d'Amour de Dieu pour l'humanité, il n'y a pas photo sur qui a la meilleure part!

:-)

mercredi 4 novembre 2009

Mes ombres

Souvent, quand je marche, c'est en ville, sur les trottoirs sales de la ville, le soir. L'éclairage public m'encercle. D'enseignes en lampadaires, de toutes parts des ombres mouvantes naissent à mes pieds. Parfois trois, quatre, les unes plus denses, les autres à peine visibles. Au gré du chemin, se chevauchant, se superposant, se dégageant les unes des autres, plusieurs ombres.

Il y a là, peut-être, quelque chose à apprendre.

mardi 3 novembre 2009

De l'écriture et des pandas...

Parmi les (très rares) blogs que je lis assidument, il y a celui de Delphine, petite pause plaisir quand je le découvre, souvent à ma pause quatre heures au boulot, le lundi (où elle parle de littérature), et le jeudi (où elle parle de sa vie).

Je pourrais me lancer dans de profondes considérations sur le thème de "deux fois par semaine à jours fixes, pour un blog, c'est un très bon rythme, tant pour l'auteur-e que pour les lecteurs et lectrices", et ça m'ammènerait à me dire que voilà, j'aurais pas du faire ma maligne avec mon grand élan des débuts, oui, oui, bien sûr, un message chaque jour.

Mais mon propos sera ailleurs, à savoir, sur les pandas. Les pandas, ce sont le côté ludique, le trait d'humour fulgurant du blog de Delphine.

Si ce n'est déjà fait, allez lire les histoires de pandas pour comprendre de quoi je parle, puis revenez ici...

Donc, je me disais tout à l'heure, "tiens, quelle bonne idée, de finir toujours sur un leitmotiv...", je pourrais reprendre l'idée (oui, copier, ça s'appelle copier), mais au lieu de faire cette sorte de pré-générique final avec les pandas, je terminerais tous mes messages sur le blog avec un petit "et l'écriture dans tout ça?". Pour m'obliger à parler d'écriture, à penser l'écriture, à me ramener toujours à l'écriture. Comme à une priorité.

Après tout, l'écriture est une vielle dame très digne qui vaut la peine que je la mentionne plus souvent, et occupe (ou DEVRAIT occuper) dans ma vie autant de place, sinon davantage, que les pandas dans celle de Delphine. Je pourrais dire l'Ecriture, avec un grand E, Pour mieux la "personnifier" en lui donnant un nom, mais cela la ferait confondre avec une autre Ecriture, les Ecritures, bref, ce serait inapproprié. Lui trouver un autre nom? L'appeler Dame Littérature pourrait avoir son charme. Sauf que je n'ai pas envie de parler de littérature, mais vraiment d'écriture, du geste, du l'acte d'écriture...

Ou alors, je pourrais symboliser l'écriture par autre chose, pas des pandas puisque les pandas ne m'appartiennent pas, mais .... autre chose. Un animal un peu plus sauvage et moins docile que le panda?

Et l'écriture, elle en dit quoi?

L'écriture, dans tout ça, ne pense pas qu'elle est un animal sauvage, mais que comme d'habitude je tourne autour de l'essentiel. L'écriture se dit que je ferais mieux d'écrire, justement, que j'ai un roman en cours qui m'attend à tricoter entre ses pattes, que je lui avais promis juré de m'y consacrer de 21 à 23 heures, et que assez déblo/g/qué pour aujourd'hui...